Que dire que vous ne sachiez déjà sur les grandes stars de la Liga ? Cette rubrique est consacrée spécialement aux « autres »... à ces joueurs de second rang qui vivent dans l'ombre des grandes vedettes mais demeurent néanmoins des éléments incontournables dans les plans de leurs entraîneurs.
Il existe une légende non écrite selon laquelle les sportifs des pays de l'Est européen ne reflètent habituellement aucune émotion, aucune rage de vaincre, aucune joie de jouer etc... La légende provient de l' Amérique du Nord et de la NHL (Ligue Nationale de Hockey) en particulier. La réputation en question n'est pas totalement erronée. Il est vrai qu'un hockeyeur russe montre en général cette attitude détachée par rapport aux temps forts d'une rencontre. On gagne, c'est bien ; on perd c'est pas grave... et toujours ce sourire forcé, ce regard bleu pâle et triste. Triste comme la dure réalité de leur pays natal.
Exception à la règle, Alexander Mostovoi, "le tsar", né à Saint Petersbourg d'une mère et d'un père dont l'origine sème quelques doutes dans mon esprit. Voilà un joueur qui a le sang plus chaud que Romario et Simeone réunis. Un gagnant. Un milieu de terrain qui passe et qui marque, qui donne et qui reçoit, qui rit et qui râle. En somme, l'âme du Celta Vigo. Certains clubs modestes ont la chance de compter sur un élément exceptionnel, le club galicien en fait partie. A ses 35 ans, Mostovoi peut être fier de sa carrière. Le Racing Club de Strasbourg ainsi que Caen eurent la chance de compter sur ses services entre 93 et 96. Mais c'est à Vigo que le tsar s'est affirmé comme leader et comme pierre angulaire d'un schéma de jeu qui fit pendant de longues saisons le délice des amateurs espagnols.



